D'où je viens
Fin des années 90, mes premières lignes de code sont du Visual Basic. Au moment du passage à l'euro, je bricole des calculatrices de conversion. Adolescent, jusqu'à mes 18 ans, je maintiens le site alternatif de mon école en JavaScript, PHP 4 et ActionScript 1. 2006 : je rentre à la HEAJ en multimédia. Le code, pour moi, c'est déjà juste un moyen — un outil pour faire advenir des trucs qui n'existent pas encore. Cette idée-là ne m'a jamais quitté.
La montée
Dogstudio m'apprend l'exigence. Luxembourg, Vesperia, du consulting, de l'architecture. J'apprends à scaler — pas juste des systèmes, aussi des équipes, et ma propre capacité à porter de plus en plus de complexité sans tout casser.
Le leadership
À 28 ans, je deviens CTO chez Do apps. On construit de zéro. C'est brutal, formateur, on apprend en marchant. Ensuite Redspher : transformer, scaler, recruter. Microservices, bus d'événements, équipes internationales, livraisons hebdo. C'est là que j'ai compris que la tech n'est que 30% du boulot d'un CTO.
L'automatisation avant l'IA
Tiime, ensuite. Des années d'automatisation comptable. J'en retiens une philosophie plus qu'une technique : automatiser tout ce qui peut l'être. Pas par paresse — par respect pour le temps humain.
Le pivot IA
Pas un virage. Une évolution logique. L'IA, c'est du CTO appliqué à un nouvel outil. Orchestrer des agents comme on orchestre des équipes : définir les rôles, les contrats, les escalades, ce qui reste humain. Les principes sont les mêmes.
Aujourd'hui
Via Alvernia. Pour des boîtes qui fabriquent des choses, près de chez moi, avec des gens bien. J'arrive, je comprends la situation, je structure et je livre.
Je ne débarque pas en expert de vos machines — vous avez déjà les meilleurs là-dessus. Ce que j'apporte, c'est un œil neuf, pas prisonnier du « on a toujours fait comme ça », et la méthode d'un secteur — le logiciel — qui a quinze ans d'avance sur l'automatisation, la mesure et le delivery.
Et je ne fais pas le grand chamboulement avant de repartir avec le chèque. Je reste assez longtemps pour que ça tienne sans moi. L'engagement, je sais ce qu'il coûte.